Chronique Quotidienne des Choses Vues et Entendues
Orages isolés et pluies attendues ce mardi sur plusieurs régions, dont le district de Bamako, avec des températures globalement stables, selon Mali-Météo. Le ciel malien, fidèle à lui-même en hivernage, promet donc à la fois de l'eau et de la constance. Zéro caniveau consulté avant l'annonce.
Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a effectué ce mardi une visite de travail et d'amitié à Bamako, marquée par un long entretien avec le président de la Transition, Assimi Goïta.
La visite du président sénégalais a duré une journée, avec un entretien de près de quatre heures quarante avec le président Goïta.
Cette venue s'inscrit dans un contexte de solidarité affichée après des attaques meurtrières récentes contre le Mali.
Aucun accord chiffré n'a été rendu public à l'issue de la rencontre entre les deux chefs d'État.
La visite intervient alors que le Mali fait face, la même semaine, à une embuscade armée contre des forains à Gabero, près de Gao.
Bamako et Dakar avaient déjà multiplié les échanges bilatéraux ces derniers mois autour des défis sécuritaires communs.
Par notre envoyé spécial
Le Vieux Sory
On me dit que les caniveaux de Bamako attendent, eux aussi, une visite de travail. Depuis le temps qu'ils réclament un entretien au sommet avec la pelle et la pioche, on pourrait croire qu'ils ont, eux, un agenda diplomatique plus chargé que certains ministères. En attendant, ils continuent de recevoir sans protocole la moindre averse, avec la ponctualité qu'on leur connaît.
Le président Bassirou Diomaye Faye accueilli à Bamako par le président de la Transition, le général Assimi Goïta.
Photographie Sahel Tribune
Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, est arrivé ce mardi 28 juillet 2026 à Bamako pour une visite de travail et d'amitié. Le chef de l'État sénégalais a été accueilli avec les honneurs dus à son rang, dans un contexte marqué par les récentes attaques meurtrières ayant frappé le Mali.
Aux côtés du président de la Transition, le général d'armée Assimi Goïta, le président Faye a exprimé la solidarité de son pays envers le Mali après ces attaques, condamnant avec fermeté le terrorisme qui frappe la région sahélienne. Cette prise de position s'inscrit dans une continuité de soutien affiché par Dakar envers son voisin malien.
Selon les informations recueillies, l'entretien entre les deux chefs d'État a duré environ quatre heures et quarante minutes. Derrière le cérémonial officiel, cet échange direct au sommet de l'État a permis d'aborder, à huis clos, les dossiers jugés prioritaires par les deux parties.
La visite s'inscrit dans le cadre plus large du renforcement du partenariat entre Bamako et Dakar face à des défis communs, notamment sécuritaires. Les deux capitales entretiennent des liens anciens, régulièrement réaffirmés lors de rencontres bilatérales de ce type.
Le format de cette visite, qualifiée de brève mais stratégique par plusieurs observateurs, tranche avec l'ampleur des enjeux discutés. Aucun communiqué conjoint détaillé n'a pour l'heure été rendu public sur le contenu précis des échanges.
Cette rencontre survient dans un contexte régional tendu, où plusieurs pays du Sahel font face à une recrudescence de violences armées, comme l'illustre l'embuscade survenue dimanche à Gabero, dans la région de Gao, contre des forains revenant du marché.
Le président Faye a réaffirmé, selon les mêmes sources, la disponibilité de son pays à accompagner le Mali dans cette période difficile, sans que des engagements chiffrés ou des mécanismes précis de coopération n'aient été communiqués à ce stade.
La visite s'est déroulée sans annonce de calendrier pour une prochaine rencontre bilatérale. Les autorités des deux pays n'ont pas précisé si des accords seront signés ultérieurement pour formaliser les axes de coopération évoqués lors de cet échange.
Le Griot du Jour, d'après Studio Tamani, AMAP et Le Soft
La solidarité du Sénégal envers le Mali est entière face à ces attaques terroristes.
Avec l'engrais à ce prix, la campagne agricole commence déjà par un calcul difficile.
Avoir sa carte grise enfin en règle, c'est un souci de moins avant l'hivernage.
On rentrait tranquillement du marché de Haoussafoulane quand tout est allé très vite.
Je monte, je monte encore, et personne ne me demande jamais mon avis sur le calendrier des visites officielles.
Au 30 juin 2026, le Mali comptait plus de 414 000 déplacés internes et accueillait plus de 306 000 réfugiés, tandis que des initiatives locales, comme la distribution de chèvres à 249 ménages de Koulikoro, tentent de répondre à l'urgence.
Sentiment officiellement réaffirmé lors des visites bilatérales, dont l'application locale reste parfois à négocier avec les caniveaux.
Q : Fleuve, on dit que vous montez plus vite que les accords bilatéraux ?
R : Moi, au moins, je tiens mes délais. Chaque hivernage, sans exception, sans communiqué de presse.
Q : Que pensez-vous des caniveaux de Bamako ?
R : Des collègues distraits. Ils reçoivent la même pluie que moi, mais eux la gardent pour eux.
Q : Un message pour les autorités ?
R : Curer avant la crue, pas après. C'est tout ce que je demande depuis des générations.
Pourquoi le caniveau de Bamako a-t-il refusé la visite de travail de la pluie ? Parce qu'il n'avait toujours pas fini de recevoir celle de l'année dernière.
par Djeli Croc
Sur le Niger, la pirogue avance sans protocole ni communiqué final.
« Ce n'est pas la profondeur du fleuve qui noie l'homme pressé, c'est son refus d'attendre la pirogue. »
— Proverbe bambara
Le Griot du Jour paraît chaque matin, sauf les jours où le fleuve, lui, décide de ne rien dire.
Le Griot du Jour — Ce qui est dit ne meurt pas.
Sources de cette édition : Studio Tamani · AMAP · Journal du Mali · Le Soft · L’Essor · Sahel Tribune · Sikafinance